description abstract | La question de l’interaction entre le lecteur et le personnage est cruciale en toute étude en littérature fictionnelle. Pourtant, malgré l’intérêt que les chercheurs portent depuis longtemps à l’examen de cette relation, celle-ci n’a été que rarement l’objet d’une étude méthodique. C’est pour combler ce manque que Vincent Jouve propose sa théorisation sur « l’effet-personnage ». Le modèle présenté par Jouve nous permet d’analyser de près la réception du personnage et ses différents aspects dont « l’effet-personne », affichant l’être fictif comme vrai. En effet, l’illusion de vie est de telle importance aux yeux du lecteur qu’on pourrait se demander si la réussite d’une œuvre n’en provient-elle pas. C’est en partie pour mieux comprendre l’admiration esthétique suscitée par l’œuvre de Le Clézio que nous avons décidé de l’examiner à travers le prisme de l’effet-personne. A cette fin, nous délimitons notre corpus à deux romans de Le Clézio, Le Procès-verbal et Désert, appartenant chacun à une étape de la vie littéraire de l’écrivain. Par l’étude de l’effet-personne, nous tenterons de savoir si celui-ci a été affecté par l’évolution de l’écriture leclézienne ; si oui, cette évolution se présente sous quels aspects et enfin, comment le texte prépare et favorise l’illusion référentielle? | en |